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Tableaux Anciens, Bijoux, Mobilier et objets d'Art
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RARISSIME Paire de cabinets-bas à pattes de lion et médaille par André-Charles Boulle, en marqueterie d'écaille en partie et contrepartie. Bâti de chêne, placage d'ébène à décor d'une marqueterie de cuivre, d'étain et d'écaille de tortue. Ils reposent sur quatre pieds torsadés et une base en placage d'ébène soulignée de filets d'étain. Ils ouvrent en façade par un vantail découvrant quatre tiroirs. Une frise de feuilles d'acanthe soutient le plateau de marbre.Le décor de la façade se construit autour d'un grand compartiment à riche ornementation de bronzes dorés et de marqueterie. Un vase de fleurs en occupe le centre, gravé d'un masque de satyre avec au-dessus une médaille fixée sur un fond d'écaille représentant le cardinal Mazarin (1602-1661) ou Marie-Madeleine d'Autriche (1589- 1631), épouse de Cosme II de Médicis, entourée d'une guirlande et cantonnée de profils d'enfants souffleurs (Éole) tandis qu'un masque d'Apollon décore l'amortissement. Les côtés ouvrent par deux vantaux simulant quatre tiroirs et en découvrant quatre. Dessus de marbre rouge veiné blanc. André-Charles Boulle (1642-1732) La médaille de Marie-Madeleine d'Autriche, d'après Guillaume Dupré (1574- 1642); la médaille du cardinal de Mazarin, d'après Jean Warin (1604-1672) Époque Louis XIV H 102, L 76,5, P 39 cm Estimation sur demande Provenance: Probablement paire commandée en suite avec la paire du musée du Louvre (ancienne collection Lenoir du Breuil, au XVIIIe siècle), conservée dans le grand salon du château de Châteaurenard (Sologne), collection du comte de B. jusqu'en 1959. Bibliographie: D. Alcouffe, A. Dion-Tennenbaum et A. Lefebure, «Le Mobilier du Louvre», vol. 1, éditions Faton, Dijon, 1993. J-N Ronfort, «André-Charles Boulle, un nouveau style pour l'Europe», éditions Somogy, Paris, 2009. J-P Samoyault, «André-Charles Boulle et sa famille», éditions Droz, Genève, 1979. Le Musée du Louvre (OA 5454 - OA 5453) conserve une paire de cabinets de même modèle que celle que nous présentons, la principale différence étant que les médaillons représentent Louis XIV de profil. Ce modèle de cabinet est également à rapprocher de celui d'une paire conservée au Musée du Louvre (OA 5468), présentant la même conception avec un vantail central cachant quatre tiroirs et sur chaque côté un vantail dissimulant quatre tiroirs. Guillaume Dupré (1574-1642) et Jean Warin (1604-1672) sont les deux artistes qui dominent la production de médailles au XVII° siècle. Ils sont tous deux graveurs officiels des rois Henri IV, Louis XIII et Louis XIV. Né à Paris d'un père menuisier d'origine hollandaise, André-Charles Boulle est reçu maître ébéniste avant 1666. En 1672, Colbert le désigne au roi Louis XIV, comme le plus habile de Paris dans son métier et lui obtient le privilège royal d'un logement au Louvre. Il reçoit alors le brevet d'ébéniste, ciseleur, doreur et sculpteur du Roi, qui lui permet d'exercer la double activité de bronzier et d'ébéniste, au mépris des règles des corporations. Outre la famille royale, il compte parmi ses clients des financiers, des ministres et des hauts fonctionnaires comme Pierre et Antoine Crozat, Pierre Thomé, Etienne Moulle, le ministre Louvois ou l'intendant du Garde-Meuble Moyse Augustin de Fontanieu, mais aussi de grands personnages comme le cardinal de Rohan, le duc d'Orléans ou le duc de Bourbon. Sa réputation s'étendant aux cours étrangères, il reçoit des commandes du roi d'Espagne Philippe V ou du prince Maximilien-Emmanuel de Bavière. Boulle ne signe jamais ses meubles, l'étendue de sa production est donc difficilement imaginable. Quelques meubles seulement peuvent lui être attribués avec certitude grâce aux archives et au recueil de modèles «Nouveaux desseins de meubles et ouvrages de bronze et de marqueterie inventés et gravés par André-Charles Boulle», publié chez Mariette vers 1707. Son oeuvre se caractérise par l'importance nouvelle qui est donnée à la sculpture en bronze doré. Elle joue sur les meubles un rôle à la fois de protection et de décoration. Boulle produit aussi des objets d'ameublement en bronze. Certains modèles sont dus à de grands sculpteurs de l'époque comme Desjardins, Girardon, Van Opstal et Coustou dont les noms sont mentionnés dans son inventaire après décès de 1732. Après sa disparition ses fils reprennent l'atelier du Louvre. Les meubles de Boulle continuent d'être collectionnés durant tout le XVIII° siècle et des ébénistes comme Étienne Levasseur s'en inspirent. Le tournant des XVII-XVIIIèmes siècles doit être célébré comme l'anniversaire de ce que l'on pourrait considérer comme le mobilier moderne. Jusqu'alors le menuisier est le simple fournisseur, totalement anonyme, du tapissier. Celui-ci jouit d'une certaine considération et même d'emplois (modestes) à la Cour -Jean Poquelin, père de Molière, est «valet de chambre-tapissier du Roi». L'utilisation de bois exotiques, aux couleurs chaudes ou de marqueterie, «in tarsia» (à l'italienne) ou placage (à la mode hollandaise ou allemande) permet de laisser apparent le travail de «l'ébéniste». L'éclosion d'un premier baroque -très en phase avec le Concile de Trente- offre des opportunités pour ces nouvelles techniques. Artisans espagnols et italiens rivalisent avec ceux des pays du Nord (les Pays-Bas du Sud sont d'ailleurs toujours espagnols) et les savoir-faire se mélangent: Cucci est le contemporain de Gole. André-Charles Boulle (1642-1732), lui aussi originaire du Nord, s'il n'est pas l'inventeur de la marqueterie à laquelle son nom est associé, n'en est pas moins le grand promoteur. Son art de plaquer l'écaille de tortue et le laiton, de choisir le dessin adéquat, et de le transcrire dans le mariage des matières a décidé Louis XIV à l'installer dans les Galeries du Louvre, par un privilège qu'Henri IV avait institué pour les meilleurs artistes du royaume. La renommée de Boulle dès son époque est considérable. Elle s'explique par la qualité inégalée de ses oeuvres sur un plan technique, mais aussi par son inventivité. Génie créateur, il ne cesse tout au long de sa vie d'imaginer des formes nouvelles. De son atelier sont sortis des archétypes de meubles, comme la commode ou le bureau plat. Les cabinets sont proches des médaillers, ou des coquilliers, dans lesquels les grands seigneurs ou leurs bibliothécaires rangent «mirabilia», conques ou collections de médailles. A une époque où tout est fondé sur la tradition et le rapport au passé, posséder un résumé de l'Histoire du monde sous la forme de monnaies antiques, le plus souvent grecques ou romaines, c'est incontestablement s'affirmer dans la hiérarchie sociale. Les Mortemart, auxquels appartient l'altière Françoise-Athénaïs, marquise de Montespan, et maîtresse en titre du Roi-Soleil, qui lui a offert le château de Glagny dans la galerie duquel elle a disposé des coffres en laque du Japon, portent «de gueules, fascé-ondé d'or» qu'ils interprètent: «avant que la mer ne soit au monde, Mortemart portait les ondes». Y ajouter les traces ou les reliques de l'ancienneté de la Terre -et dès avant le Déluge pour les cornes de licorne- c'est être un savant. Le médailler témoigne du statut social de son propriétaire, de son orgueil nobiliaire. Il en va de même avec le cabinet du J.Paul Getty Museum, attribué à Boulle, en marqueterie de bois et daté des années Avec son piétement très ouvragé, il est du même modèle que ceux offerts par Louis XIV à Charles II d'Angleterre, et aujourd'hui à Drumlanrig Castle, Drumfriesshire, chez le duc de Buccleuch. Vingt ans plus tard la mode s'est imposée de ces meubles plus précieux encore où s'exalte un art national, que le Roi et Colbert avaient appelé de leurs voeux dès le début du règne. En marqueterie d'écaille et de laiton, une autre paire de cabinets (collection AXA), que l'analyse dendrologique date des années 1695-1705, présente en façade un double L soutenu d'une fleur de lys et un Louis XIV à cheval. Elle est du même type que celle saisie sous la Révolution chez le duc d'Harcourt (acquise en vente vers 1754) et aujourd'hui au Louvre, celle-ci avec un Louis XIV à la romaine en bas-relief de bronze doré d'après la statue de Martin Desjardins. Ces deux paires auraient formé un ensemble (une des paires étant plus petite que l'autre) dont MM. Augarde et Ronfort n'ont pu identifier le commanditaire, qu'ils supposent avoir été le même, mais que David Dubon et Theodore Dell (Frick collection) donnent comme manifestement royal («obviously a major royal commission»). Un dessin de Boulle, conservé au Musée des Arts Déco (Paris), présente un projet de cabinet, avec son piétement, et correspondant à la paire des collections de Jean de Jullienne (l'ami et le protecteur de Watteau), de Randon de Boisset (sa vente en 1777), puis du baron de Breteuil, ministre de la Maison du Roi, et saisie à la Révolution (au Louvre aujourd'hui, OA 5451 et OA 5452). C'est la naissance et la première apothéose du «grand goût à la française», et si la France se ruine dans le piège de la Succession d'Espagne, l'hégémonie artistique du royaume est patente dans toute l'Europe. Alliés ou adversaires ont les mêmes fournisseurs, français. Boulle a des émules, sinon des rivaux. Ainsi Bernard Van Riesenburg le père travaille pour la duchesse du Maine et l'Electeur de Bavière, dont le bureau, autrefois attribué à Boulle, est aujourd'hui au Louvre. Mais de Louis XIV à la Révolution le goût du siècle a évolué. Les collections se sont modifiées: aux vestiges d'un passé incertain et fabuleux, l'esprit des Lumières a substitué l'amour des belles choses. Les galeries de peintures et de sculptures - A. Pradere cite celles de Lebrun, Grimod de la Reyniere ou Radix de Sainte-Foy - ont remplacé les cabinets de curiosités, sentant toujours un peu l'alchimie et donc le soufre. Un retour à l'Antique est maintenant prôné, et on dispose sur des consoles des bronzes, voire des plâtres, répliques des oeuvres romaines récemment découvertes à Pompeï, ou des marbres précieux sur des colonnes comme chez le duc d'Aumont ou la duchesse de Mazarin. Pourtant la passion pour les meubles du maître ne s'éteint pas et à la fin du siècle Sébastien Mercier («le tableau de Paris») cite les ventes aux enchères où les amateurs se disputent «des dentelles, des diamants, des Boulle»... Ses fils ont repris l'atelier, puis des suiveurs, alliant pastiches, interprétations ou répliques... Les curieux cherchent des pièces rares (les itérations remplissent, hélas sans trop de précisions, les catalogues de vente du XVIIIème siècle), mais on n'hésite pas à récupérer et à transformer des meubles Boulle -ou de marqueterie Boulle (voir la table à plateau d'écaille de tortue, attribué à Sageot, remontée et estampillée par Levasseur, Europauction, 15 juin 2012). Le marchand-mercier Julliot, rue Saint-Honoré, au coin de la rue du Four «Au curieux des Indes», pour qui travaillent Montigny (maître en 1766) et Levasseur (reçu maître en 1767), s'est fait une spécialité d'en fournir, les adaptant au besoin. Ainsi Levasseur en lève les plans et exécute des répliques simplifiées (une paire de cabinets, aujourd'hui à la Wallace), tout comme Weisweiler (Jones collection, V & A, Londres). La paire de cabinets bas à médailles et pattes de lion, conservée au Louvre (OA 5453 et OA 5454), et très proche de la nôtre, porte l'estampille d'Etienne Levasseur, reçu maître en 1767, apposée à la fin du XVIIIème siècle, sans doute vers 1770 quand ils sont munis d'un plateau de marbre et le piétement remplacé par une plinthe à pieds de bronze doré. Le destin des deux paires a pu être similaire jusqu'à la transformation des meubles du Louvre en buffets sous Louis-Philippe, saisis en 1792 chez l'émigré Charles-Joseph (Jacques-Joseph?) Lenoir du Breuil (+1821), rue Montmartre. Ce collectionneur d'objets d'art (notamment de tableaux: il était également possesseur d'un Raphaël, venant de Gaston d'Orléans, ou de peintres hollandais, dont le «maréchal ferrant» de Karel Dujardin) appartient au groupe un peu flou des «intéressés dans les affaires du Roi» dans lequel se retrouvent des Fermiers-généraux (comme son père), des financiers (Randon de Boisset) ou des «banquiers de la Cour» comme Laborde-Méréville. Parvenus raillés dans «Turcaret» au début du siècle, cette société s'est décrassée et compte parmi elle nombre d'amateurs et de mécènes, au goût sur, et donnant le ton. Comme la haute aristocratie à laquelle ils s'allient, tous sont des collectionneurs de meubles de Boulle. La présence de médailles, placées au sommet du décor et en ressaut, comme des divinités protectrices, est emblématique. Sur la paire conservée au Louvre, le profil est celui de Louis XIV. Sur celle entièrement de la main de Levasseur (Wallace collection), Henri IV et Sully, comme sur le cabinet de Weisweiler. L'image est politique: à la fin du XVIIIème siècle on assiste à un renouveau du «culte» d'Henri IV, et il est fréquemment associé à son ministre, le duc de Sully, figures quasi-allégoriques du «bon gouvernement». Les médailles correspondent très logiquement à l'air du temps: Henri IV pour Levasseur, Louis XIV pour Boulle. Nos meubles portent quant à eux des profils de Mazarin, par Warin, et de Marie- Marguerite d'Autriche, par Dupré. Les meubles de Boulle offrent deux fois le même profil (Louis XIV) quand ses successeurs placent deux effigies différentes (Henri IV et Sully) en opposition. La construction de nos meubles est typique des ateliers de Boulle, et les analyses les placent bien au début du XVIIIème siècle. Dès lors ces deux médailles, non royales qui plus est, sont une énigme. Pourquoi Marie-Marguerite d'Autriché Fille d'un archiduc d'Autriche et d'une Bavière, femme de Cosme II de Médicis, grand-duc de Florence, et mère de Ferdinand II, Marie-Madeleine (1589-1631) n'a pas de lien très évident, tant avec Louis XIV (dont elle est l'arrière grand-tante) qu'avec Mazarin! La qualité de la médaille nous renseigne peut-être davantage. Elle n'est pas belle, plutôt lourde et empâtée, totalement différente de celle du Mazarin et jurant avec la finition du meuble. Il faut donc supposer que cette médaille n'est pas «née» avec le meuble, mais simplement apposée en remplacement. Choisie peut-être simplement pour son diamètre, cette modification n'a pour sens que de retirer le profil initial, probablement royal. On sait l'aversion des gouvernements révolutionnaires à l'égard du Roi-Soleil et les mesures qu'ils prirent à l'encontre de sa mémoire. Toutefois la valeur intrinsèque des meubles de Boulle ne permettait pas de les sacrifier... Très certainement peut-on envisager une double modification, l'une pré-révolutionnaire (par exemple) pour la célèbre duchesse de Mazarin, grande collectionneuse, le profil de l'illustre aïeul faisant face à celui du Roi, puis ce dernier une seconde fois remplacé par une médiocre médaille de rencontre, au format. L'autre hypothèse est que les deux médailles ont été changées ensemble, à une date inconnue. On sait qu'au château de Saint-Cloud, envahi par les troupes prusiennes en 1815 des médailles furent arrachées de meubles et de cabinets, comme l'a noté lady Shelley - le futur auteur de «Franckenstein» - lors de son passage en France (cité par F.-J.-B. Watson) Notre paire de cabinets a sans doute une provenance commune avec celle du Louvre, les décors se répondant. Elles semblent être les seules de ce type, les autres modèles «à pattes de lion et médaille», avec des portraits d'Henri IV et Sully, plus simples, en sont des interprétations datant de la fin du XVIIIème siècle. Le remplacement des effigies de Louis XIV sur nos cabinets renforce cette idée. La question demeure pourtant de leur commanditaire: la paire du Louvre appartenait à la Révolution à une famille qui n'avait pas l'assise sociale et financière pour l'acquérir au début du siècle. Un cercle restreint de clients -parmi lesquels la famille royale, les Princes du Sang, les légitimés de France, des ducs et pairs ou maréchaux de France et quelques financiers- se disputait les créations de Boulle. L'incendie de l'atelier, la disparition des archives ou leur éclatement, limitent nos chances de situer chaque meuble avec certitude dans ce panel de quelques centaines de personnes. Les catalogues de ventes du XVIIIème siècle ne permettent pas non plus, avec des descriptions souvent sommaires, de tracer l'historique de chaque meuble. Tout au plus quelques conjectures: les deux paires commandées à Boulle le sont par un grand personnage, à la fin du règne de Louis XIV. Héritées? Vendues? C'est probablement pour le marchand Julliot que Levasseur adapte des plateaux de marbre et une plinthe à pieds de bronze. A nouveau vendues? Séparées? Revendues? La paire saisie à la Révolution est aujourd'hui au Louvre. L'autre est bientôt à vous...Estimation sur demande
Adjugé 2200000 €

RARISSIME Paire de cabinets-bas à pattes de lion et médaille par André-Charles Boulle, en marqueteri...


PAIRE DE CABINETS en placage d'ébène et marqueterie de laiton et étain gravés, l'un en première partie et l'autre en contre partie, ils ouvrent chacun à une porte et un portillon se répondant en symétrie, le panneau central à décor de rinceaux feuillagés encadré par deux panneaux dont un dormant. La ceinture également ornée de marqueterie. Riche ornementation de bronzes ciselés et dorés telle que : frise d'oves sur la corniche, guirlande fleurie sur les montant, frises de feuilles d'acanthes sur les panneaux, rosaces en écoinçons et importants pieds en vis. Les côtés sont eux, ornés d'importants masque d'Hercule portant le lion de Némée en coiffe. Estampillés chacun E. Levasseur (Etienne Levasseur reçu maître en 1766). Dessus de marbre Portor. Époque Louis XVI, vers 1785. H 97, L 77, P 42 cm Provenance : Probablement d'une série de quatre commandée par le Marquis de Laborde pour le Château de Méréville, inventoriée en 1796 dans le «Petit salon d'hiver»: «Petit Salon d'hiver Quatre bas d'armoires à l'antique à un battant plaqué en marqueterie de Boulle et garnis en bronze doré d'or moulu, à dessus de marbre Portor» Bibliographie: Une paire similaire, probablement les deux autres exemplaires de la suite de quatre, vendue le 7 juillet 2005 à Londres lors de la vente de la Collection Champalimaud. Bannquier de Louis XVI, le Marquis de laborde est à la fin du règne du Roi un des hommes les plus importants d'Europe. Proche parent de Lalive de July, grand collectionneur et promoteur du nouveau goût «à la grecque», il participa également à son développement notamment lors de la campagne d'ameublement de son Château de Méréville. Cette résidence était considérée en son temps comme l'une des plus somptueuses du Royaume et admirée de tous. Il y fît travailler les plus grands artistes et artisans dans leur domaine : l'architecte Bélanger, le peintre et décorateur Hubert Robert. Pour les meubles, le marchand Daguerre y livra un régulateur de cheminée et quatre pièces de mobilier dont une paire de Cabinets en contre partie par Adam Weisweiler, aujourd'hui conservé à la Wallace Collection à Londres. For an English translation of the footnote, please refer to page
Adjugé 1500000 €

PAIRE DE CABINETS en placage d'ébène et marqueterie de laiton et étain gravés, l'un en première part...


RARE BUREAU PLAT TOUTES FACES, plaqué d'ébène. Il ouvre par trois tiroirs en ceinture et en simule trois autres sur la face opposée. Les tiroirs sont ornés de panneaux de laque du Japon du XVIII° siècle, à décor d'oiseaux et de paysages, alternant avec des rosaces en bronze ciselé et doré. Les côtés du bureau sont également plaqués de panneaux de laque du Japon présentant des décors d'oiseaux et de paysages. Il repose sur des pieds en gaine de section carrée, garnis de filets de bronze doré aux angles et ornés de guirlandes de laurier en bronze ciselé et doré en chutes, terminés par des pieds en forme de chapiteau inversé sur des boules. Le plateau est gainé d'un maroquin noir à vignettes dorées et cerné d'une lingotière. Fine ornementation de bronzes ciselés et dorés tels qu'entrées de serrure, rosaces, guirlandes de laurier, encadrement, lingotière et sabots. Estampillé MONTIGNY, Philippe-Claude Montigny (1734-1800), reçu maître le 29 janvier 1766. Époque Louis XVI H 78,5, L 163, P 82 cm Bibliographie: Pierre Kjellberg,
Adjugé 910000 €

RARE BUREAU PLAT TOUTES FACES, plaqué d'ébène. Il ouvre par trois tiroirs en ceinture et en simule t...


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